8/17/11-Canada:notre jeunesse est en danger !
80% des jeunes en prison sont des musulmans! Et plus de 70% de ces derniers sont des somalis!
Il n’y a pourtant, jusqu'à présent, aucune action globale et cohérente de la part des communautés concernées ; ni même une étude sérieuse et fouillée des raisons de ce drame récent ; drame particulièrement douloureux dans la mesure où il frappe les familles a leur point le plus sensible...
Le système scolaire est encombré de tant d'élèves dit « en difficulté » et dont il ne sait que faire. La police aussi est en bute avec les jeunes qui, ayant « décroché », se transforment rapidement en délinquants; les tribunaux, le gouvernement et la société canadienne en général prennent ainsi conscience de ce nouveau problème. A mesure que le temps passe, de plus en plus des jeunes se trouvent pris dans l'engrenage infernal et voient leur vie prématurément brisée. Et les choses ne feront que s'aggraver sans une intervention urgente de la part des acteurs sociaux.
A Toronto et à Ottawa seulement, il y a déjà de milliers des jeunes en prison... Un plus grand nombre de filles et des garçons quittent les bancs des écoles et courent dans les rues, étant « en partance » pour la même et triste destination...
Il n’est pas étonnant dans ces conditions que les gangs, la drogue, la prostitution et le crime commencent à fleurir.
Quelles sont donc les causes réelles qui engendrent cette situation désastreuse? Et surtout, que pouvons nous faire pour remédier
I – Les causes fondamentales du drame:
1- Le bas niveau de vie et le chômage :
Même les immigrants éduqués et qui ont derrière eux un bagage professionnel sont au chômage ; ceux qui ont obtenu leurs diplômes au Canada même, n’échappent pas a cette loi. Les conséquences fâcheuses d’une telle situation sont nombreuses. D’abord l’autorité paternelle en pâtit et l’enfant ne trouve plus en son père l’indispensable modèle à suivre… Parce que ce dernier n’assume plus pleinement son rôle de « chef de famille, la plupart des hommes s’en vont tenter leur chance ailleurs ou quand ils ne sont pas restés au pays ; d’où des « single mother » nombreuses avec des ressources matérielles et morales limitées pour assumer convenablement la trop lourde tâche d’éduquer seules les enfants. Il en résulte que les familles dans leur grande majorité, et en raison de leur très bas niveau de vie, vivent pratiquement dans des ghettos où les enfants, privés de loisirs et de vacances, sont livrés à eux-mêmes et deviennent la proie facile de toutes les tentations.
2- Le manque d’information et d’organisation :
Les immigrants, les derniers venus surtout comme les somalis, s’adaptent difficilement aux nouvelles conditions de vie. En effet, l’intégration sociale, après plus d’une décennie, est pratiquement inexistante. Et il n’émerge pas encore d’associations communautaires suffisamment développées et structurées pour se mesurer avec succès aux problèmes nombreux et complexes que soulève une intégration sociale harmonieuse. Sans cela, bien évidemment, la marginalisation parait inévitable…
Les communautés ethnoculturelles sont loin d’avoir compris le mode du système éducatif canadien en opposition, sur bien de points, a celui de leur pays d’origine. Car ils n’ont pas saisi dans toute sa signification, le fait qu’il accorde, dans son fonctionnement, une place prépondérante, un rôle crucial aux parents : tant dans l’institution scolaire et les processus éducatifs que l’évolution et le progrès harmonieux de leur propre enfant ; tandis que dans leur pays d’origine la famille au sens large, le maître d’école et la société en général se chargeait de l’éducation de l’enfant. Par ailleurs, les risques encourus par ce dernier du fait de l’environnement social étaient minimes pour ne pas dire nuls ; d’où la grande confiance et l’absence d’inquiétude des parents quant à la sécurité et à l’éducation de leurs enfants, sécurité et éducation assurées, globalement, par la société dans son ensemble. Mais, avec l’exil on laissait cette situation derrière soi, sans en avoir toujours conscience…
4- L’inconscience du danger :
Cependant, deux autres semblent s’imposer comme étant les plus déterminantes :
Le fait que les immigrants n’avaient aucune connaissance préalable du pays d’accueil, aucune conscience des risques et des dangers possibles. Ils avaient fui l’insécurité et la faim à la recherche d’une vie et d’un avenir meilleur pour leurs enfants. Ils ne soupçonnaient pas qu’ils allaient être confrontes avec nouveaux problèmes et parfois autrement plus ardus que ceux connus par le passé.
5- La liberté a la « chèvre de M.Seguin »
Les enfants ont grandi et pris conscience dans un environnement où la liberté était vantée, une liberté à la « chèvre de M. Seguin », entourée de toutes parts de tentations et d’embûches. Laissés à eux-mêmes, sans guide ni sans protection les enfants deviennent les victimes innocentes de leur propre « liberté »
II – Quelles solutions :
1- Créer des institutions :
Principalement des écoles. Une école islamique n’est pas seulement un lieu d’instruction mais elle est aussi la « clinique » de l’âme où l’on guérit par la « taqwa » Seules les institutions peuvent disposer des ressources, de l’expérience et du savoir-faire nécessaires pour aborder avec succès ces problèmes.
2- Mettre au point des programmes :
a- réhabilitation ou re-insertion de ceux qui sont en prison
b- re-orientation pour ceux qui sont dans la rue
c- aide à ceux qui sont « en difficulté » dans les écoles
d- prévention, en appliquant le précepte de « mieux vaut prévenir que guérir » pour ceux qui poursuivent normalement le cycle scolaire
e- éducation des parents et des familles dans la perspective d’une meilleure insertion sociale et d’un rôle actif et qualitativement accru dans l’éducation de leur enfant et la préparation de son avenir
f- améliorer leur intégration socio-économique
g- faire prendre conscience et sensibiliser la communauté en général.
Conclusion :
Ces enfants seront perdus pour le Canada qui aura pourtant tant dépensé pour leur éducation, leur santé etc.… ; Ils le seront aussi pour l’umma, pour leur pays d’origine et pour leur famille, et surtout pour eux-même si une solution n’est pas rapidement trouvée. On ne peut rester spectateur d’un pareil drame !
C’est dans ce but que nous avons ouvert l’école Ibn Batouta, comme une première étape en ce sens malgré la modicité de nos moyens en comptant sur Allah, la communauté musulmane et sur toutes les personnes de bonne volonté.
Les écoles privées qui, pourtant, éduquent au même titre des enfants canadiens ne bénéficient pas pour autant du soutien si nécessaire du gouvernement.
Votre aide nous est d’autant plus précieuse pour sauver nos enfants et leur avenir, notre avenir. C’est aussi le meilleur investissement.
En mettant ensemble notre volonté et notre pouvoir, nous ne pouvons que réussir avec l’aide d’Allah.
Le Directeur, Omar Malow
